Auteur(s): GSsA
Date: 23/10/2003
L'armée suisse prend la chose au sérieux: comme sa «mission de défense» paraît toujours plus absurde et que les engagements militaires à l'étranger ne paraissent pour l'instant plus opportuns dans le cadre de la guerre mondiale contre le terrorisme, elle compte sur les «engagements intérieurs» pour regagner une légitimation. En particulier le chef de l'armée Christophe Keckeis exprime clairement où se trouvent ses priorités pour celle-ci: aide en cas de catastrophe, surveillance des ambassades et sécurité des manifestations et des sommets (NZZ Online 27.5.03).
Le Groupe pour une Suisse sans Armée appelle à une action commune contre l'engagement de l'armée pour le WEF 2004 à Davos. Le pré-sommet du WEF, qui a eu lieu les 1er et 2 octobre à Moscou et lors duquel le président russe Poutine a pu exposer sa vision pour une Russie dans une économie de marché, tandis que simultanément était en cours la farce électorale en Tchétchénie, a montré une fois encore le caractère contestable de ce forum. Le GSsA considère comme illégitime le sommet sous la forme qu'il a prise ces dernières années et aura encore en 2004. En matière de politique intérieure, nous combattons cet engagement de l'armée car il rendra plus floue encore la séparation des tâches de l'armée et de la police.