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Communiqués

Vente de 180 chars blindés à l’Irak: le gouvernement suisse n’a-t-il pas mieux à faire pour aider à stabiliser l’Irak ?

Auteur(s): GSsA

Date: 20/07/2005

Suite aux dernières déclarations sorties lundi 18 juillet dans la presse
par le conseiller fédéral Joseph Deiss, le GSsA (Groupe pour une Suisse
sans Armée) souhaite afficher son écœurement et exprimer une voix qui se
démarque de cette politique navrante.

Bien qu’aucune décision définitive n’ait encore été prise, la substance du
message donné est désolante pour un pays comme la Suisse qui serait sensé
mettre à profit son statut neutre et sa tradition humanitaire au service
de la paix. Alors que les compétences de notre pays en matière de
reconstruction civile de conflits sont très peu activées et que
l’engagement politique de notre gouvernement pour contribuer à la
stabilisation de l’Irak est faible voire inexistant, l’attrait économique
revient donner un soudain élan de prétendue solidarité à cette discrétion
: la vente de chars blindés constituerait, selon M.Deiss, une aide aux
autorités locales qui cherchent à mettre fin aux violences. Cependant,
compte tenu de la haine ressentie par la population irakienne envers les
forces de police, qui bien plus qu’un simple rapport de force exprime un
malaise sociétal et des jeux complexes de légitimation de pouvoir, le GSsA
ne pense pas que ces chars -contrôlés pour leur usage adéquat ou non- 
puissent contribuer à un équilibre de paix à court comme à long terme. Ce
n’est en tout cas pas à la Suisse de le faire : cette vente, rappelons-le,
signifierait mettre un terme à l’interdiction d’exporter du matériel de
guerre dans des régions de conflits. Si notre gouvernement désire
s’impliquer dans un processus de paix, nous demandons qu’il le fasse par
le biais d’instruments civils. De manière générale, il faut que la Suisse
cesse une bonne fois pour toutes de participer indirectement aux conflits
internationaux par l’exportation d’armes ou de matériel militaire. Il est
encore temps de réagir et de s’opposer dans le débat public à cette vente
absurde et honteuse !

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