Communiqué de presse


Le GSsA appelle à une action de protestation devant l’ambassade russe – Poutine doit retirer ses troupes

En raison des récents événements, le GSsA appelle à une action de protestation devant l'ambassade de Russie à Berne le mercredi 23 février à 17h00. Il condamne fermement l'action de Poutine et la violation des accords de Minsk et exige le retrait des troupes russes de l'Est de l'Ukraine.

Le GSsA appelle à une action de protestation devant l’ambassade russe – Poutine doit retirer ses troupes

En raison des récents événements, le GSsA appelle à une action de protestation devant l’ambassade de Russie à Berne le mercredi 23 février à 17h00. Il condamne fermement l’action de Poutine et la violation des accords de Minsk et exige le retrait des troupes russes de l’Est de l’Ukraine.

Les tensions croissantes à la frontière russo-ukrainienne et entre Moscou et les pays de l’OTAN sont alarmantes. Maintenant que l’armée russe a envoyé des troupes dans les régions de l’est de l’Ukraine, le conflit pourrait s’envenimer complètement. L’« indépendance » de la région du Donbass n’est qu’un prétexte et ne peut pas être soutenue de cette manière. Une attaque contre l’ensemble de l’Ukraine, contraire au droit international, conduirait à une guerre qui ferait de nombreuses victimes. Une telle guerre coûterait des vies humaines, pousserait les Ukrainien·ne·s à la fuite, détruirait des besoins vitaux et exacerberait les tensions politiques. Pour le GSsA, le pas le plus important vers une désescalade est le démantèlement de la menace russe et un retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine et de la frontière.

Après un retrait urgent des troupes russes, des négociations sur des mesures de contrôle des armements et de désarmement doivent être entamées. Non seulement les armes conventionnelles directement aux frontières doivent être réduites, mais les Etats-Unis et la Russie doivent reconstruire les organes de contrôle qui ont été détruits ces dernières années. Le nombre d’armes nucléaires doit être encore réduit grâce à une extension de l’accord New Start et un accord doit être négocié pour remplacer le traité ABM résilié par les Etats-Unis. L’Ukraine doit également adhérer au traité d’interdiction des armes nucléaires. Par ailleurs, une désescalade durable suppose la mise en place d’une architecture de sécurité paneuropéenne qui ne soit basée ni sur l’OTAN ni sur le militarisme russe. Josef Lang, membre du comité directeur du GSsA, estime que « le droit international et l’ONU/OSCE sont la base de la paix. Nous devons enfin construire la maison commune européenne, comme nous aurions déjà dû le faire après la chute du mur ».

Le GSsA, en collaboration avec la Jeunesse socialiste et d’autres organisations, organisera une action de protestation mercredi à 17h00 devant l’ambassade russe à Berne (Brunnadernrain 37, 3006 Berne). Les principales revendications du GSsA sont les suivantes :

 

  1. Reconnaissance de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine.
  2. Retrait des troupes russes de l’est de l’Ukraine et retrait d’une grande partie des troupes russes de la frontière ukrainienne.
  3. Négociations sérieuses sur la mise en œuvre concrète des accords de Minsk ainsi que sur les mesures de contrôle des armements et de désarmement, notamment en ce qui concerne les armes nucléaires et les ABM.
  4. Construction d’une architecture de sécurité paneuropéenne qui ne soit basée ni sur l’OTAN ni sur le militarisme russe, mais sur le droit international et les accords ONU/OSCE, afin que nous puissions enfin construire la « maison commune européenne » qui aurait déjà dû être ébauchée après la chute du mur.

Aux yeux du secrétaire du GSsA David Raccaud, la Suisse a toutefois aussi un devoir à remplir : « La Suisse doit s’engager activement pour atteindre ces objectifs et participer aux sanctions en cas d’invasion russe ». À cet égard, l’arrêt de la construction du Nordstream 2, qui n’est pas seulement problématique sur le plan écologique, constitue notamment un moyen de pression efficace, estime David Raccaud. En outre, la Suisse devrait se déclarer prête à accueillir des réfugié·e·s ukrainien·ne·s en cas de guerre. Il ajoute : « La guerre n’est jamais une option pour résoudre un conflit. Il faut maintenant s’engager pleinement pour une politique de paix qui garantisse les droits humains ».

Contact :

David Raccaud                                             Josef Lang
Secrétaire politique du GSsA                    Membre du comité directeur du GSsA
david@gssa.ch                                             josef.lang@bluewin.ch
078 825 28 22                                              079 321 96 30