Communiqué de presse


Le DDPS jette l’argent des contribuables par la fenêtre !

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a approuvé son message sur l’armée 2020. Les coûts du programme d’armement 2020 est de 1354 millions de francs, soit le montant le plus élevé depuis 2015.

Cela intervient alors que l’armée prévoit déjà des acquisitions pour 15 milliards de francs dans le cadre du plus gros projet d’acquisition d’armements de l’histoire suisse. Le GSsA dénonce un gaspillage de l’argent des contribuables.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a approuvé son message sur l’armée 2020. Les crédits d’engagement demandés dans le cadre du programme d’armement donnent lieu à une facture cumulée de 1354 millions de francs, ce qui en fait les crédits d’engagement annuels les plus élevés depuis 2015.

Ces crédits s’inscrivent dans la tendance très dépensière actuelle du DDPS. Ainsi, le DDPS prévoit de dépenser 6 milliards pour des nouveaux avions de combat, 2 milliards pour des systèmes de défense sol-air et 7 autres milliards pour le réarmement du reste de l’armée. En tout, l’armée prévoit des acquisitions de 15 milliards ces prochaines années, soit le programme d’armement le plus cher de l’histoire suisse. Pour absorber ces dépenses, le budget de l’armée connaitra une augmentation de 1,4% par année. Thomas Bruchez, co-secrétaire du GSsA commente : « Alors que le coupes budgétaires font rage dans des domaines essentiels tels que la santé ou l’éducation, le DDPS jette l’argent des contribuables par la fenêtre. C’est révoltant ! »

La population suisse ne pourra s’exprimer qu’au sujet d’une seule de ces acquisitions : les avions de combat. Et cet achat rencontre de nombreuses oppositions. En six semaines seulement, 53’000 signatures ont été récoltées pour le référendum. Pour Thomas Bruchez, le succès du référendum est révélateur : « Durant les récoltes de signatures, beaucoup de personnes ont non seulement affirmé leur opposition à des avions de combat inutiles et polluants mais aussi leur ras-le-bol d’une armée démesurément dépensière.» « Il y a fort à parier qu’une importante part de la population est également opposée aux autres grands projets d’acquisition de l’armée », ajoute-t-il.