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Le GSsA est prêt pour le référendum sur les avions de combat

Ce matin, le Conseil des États a approuvé l’achat de nouveaux avions de combat. En 2014, la population avait clairement rejeté l’acquisition des Gripens pour un montant de 3,1 milliards de francs. La facture a encore augmenté puisqu’elle atteint désormais 6 milliards de francs. Le GSsA est prêt pour un référendum contre cette dépense colossale et i

L’acquisition de nouveaux avions de combat sous la forme d’une décision de planification est un chèque en blanc d’un montant de 6 000 000 000,00 de Francs suisses pour le DDPS. En effet, lors de la votation, la population ne connaîtra ni le type d’avion, ni le nombre d’appareil que le DDPS souhaite acquérir. Ce montant astronomique devrait, en outre, être multiplié par 3 ou 4 durant la durée de vie des appareils. La facture finale de l’acquisition de nouveaux avions de combat atteindra ainsi la somme de 18 à 24 milliards de francs à charge des contribuables.

Chèque en blanc pour le DDPS
La proposition approuvée par le Conseil d’Etat est hautement problématique et manque de transparence en ce qu’elle ne comprend que la mention d’un cadre financier pour l’acquisition de nouveaux avions. Or, la votation sur le Gripen a démontré l’importance de la discussion autour du type d’appareil. En 2014, la population reconnaissait ainsi l’inadéquation du Gripen et en glissant un NON dans les urnes, épargnait à la Suisse une débâcle en matière de politique d’armement et financière. En effet, durant la campagne de votation, le DDPS avait promis que les nouveaux Gripen E seraient livrés en 2018. Or, le retrait du Gripen de l’actuel processus d’évaluation démontre que cet avion n’est toujours pas en état de fonctionner en 2019. C’est ainsi la population qui a reconnu que le fabricant n’aurait pas été en mesure de tenir les délais de livraison, et non les experts du DDPS. Cette fois-ci, le peuple devrait se prononcer sur une décision de planification qui manque grandement de transparence et il se voit ainsi amputé de sa fonction de surveillance.  La population est contrainte de faire aveuglément confiance aux experts du DDPS qui, il y a cinq ans, étaient sur le point d’acheter des avions non-opérationnels.

Nicolas Félix, secrétaire du GSsA prévient : « Le GSsA lancera un référendum contre ce chèque en blanc de plusieurs milliards. Alors que l’argent manque pour financer le domaine du social et l’AVS, il est inacceptable d’investir dans de nouveaux avions de combat hors de prix ».