Service militaire

Abolir l’armée !
Le GSsA a été fondé en 1982 dans le but d’abolir l’armée suisse. À cette fin, deux initiatives populaires ont été lancées jusqu’à présent. Le 26 novembre 1989, la Suisse a voté sur la première initiative pour l’abolition de l’armée. Avec plus de 35,6% de OUI, l’initiative a conduit à une profonde remise en question du rôle de l’armée en Suisse. Dans les cantons de Genève et du Jura, une majorité s’est même dégagée en faveur de l’initiative. Ce résultat a brisé un tabou en Suisse et a ouvert la voie au service civil nouvellement créé par la suite.

En 1999, le GSsA dépose deux nouvelles initiatives populaires fédérales :  « Pour une politique de sécurité crédible et une Suisse sans armée » et  « La solidarité crée la sécurité : pour un service civil volontaire pour la paix « . La première vise à supprimer l’armée alors que la seconde propose la création d’un service civil pour la paix ouvert à toutes et tous. Toutes deux sont refusées en 2001.

La deuxième initiative pour l’abolition de l’armée a été rejetée le 2 décembre 2001 avec une part de OUI bien plus faible que la première. Cela s’explique par le moment du vote qui, trois mois seulement après les attaques terroristes du 11 septembre 2001,  n0us était extrêmement défavorable.

L’abolition de l’armée reste l’un des objectifs fondamentaux du GSsA. Elle exige que les conflits ne soient plus envisagés sous un angle purement militaire. La « guerre contre la terreur » des États-Unis et de leurs alliés, qui a déstabilisé des régions entières et rendu possible l’existence de Daesh (également connu sous le nom d' »État islamique »), montre où mènent les « solutions » militaires.
L’armée engloutit des milliards chaque année : Pour la seule année 2020, le budget de l’armée s’élève à 5,3 milliards de francs suisses. Cet argent manque dans le secteur de la santé, dans la lutte contre les catastrophes ou dans la lutte contre le changement climatique. En tant qu’organisation extrêmement hiérarchisée, l’armée est également antidémocratique : pendant le service militaire, par exemple, les droits politiques des membres de l’armée sont limités – par exemple, les soldats sont passibles de poursuites s’ils organisent une discussion politique durant l’ER. La conscription constitue également une ingérence massive dans la liberté des jeunes hommes et les oblige à planifier des années de leur vie autour du service obligatoire.

 

Fin du service obligatoire

L’obligation de servir force les jeunes hommes suisses à faire l’armée. Celle-ci nous coûte chaque année 5 milliards de francs, auxquels s’ajoutent 4 milliards de frais d’absence au travail. Avec une armée de 100’000 hommes, la Suisse a autant de soldats que l’Autriche, la Belgique, la Suède et la Norvège réunies. Une menace ou confrontation externe étant devenu un scénario extrêmement irréaliste, nous n’avons en aucun cas besoin de 100’000 hommes pour défendre nos frontières.

Le GSsA milite pour un service civil volontaire pour toutes et tous, car c’est le seul engagement qui pourrait être utile à la société civile.

De plus l’aide en cas de catastrophes naturelles n’est pas menacée par une abolition du service militaire obligatoire. Au contraire, seul 0,06% des jours de service sont utilisée à des fins d’aide en cas de catastrophes. L’abrogation du service militaire obligatoire rendrait donc disponibles des fonds importants, qui pourraient être investis dans un service civil se chargeant de l’assistance en cas de catastrophe. En effet, personne n’a besoin d’un fusil d’assaut pour placer des sacs de sables ou pour dégager une route.

Les interventions étrangères

Les interventions militaires à l’étranger ont toujours obtenu de nombreux soutiens au parlement. En 2009, il était question d’envoyer des soldat suisses en Somalie dans le cadre de la mission militaire européenne contre les pirates de la corne de l’Afrique. Cette mesure a heureusement été coulée au parlement par une gauche pacifiste unie par le GSsA.

Actuellement l’armée suisse est impliquée au Kosovo avec la Swisscoy. Le GSsA exige le retrait des troupes militaires et leur remplacement par des civilistes en soutien à la paix dans la région. Vous trouverez ici la résolution correspondante adoptée à l’assemblée générale 2018.

Interventions en Suisse

L’armée suisse a perdu toute signification depuis longtemps. Elle est sans cesse à la recherche de raisons d’exister et sert davantage comme aide à la police et comme main d’œuvre bon marché lors d’événements privés. Des soldats sont régulièrement utilisés lors d’événements comme le WEF ou pour surveiller des ambassades sans toutefois avoir la formation adéquate pour ce travail. Etre lourdement armé sans être formé pour ce genre de travail est une menace pour la sécurité interne de notre pays.

Les abus dans l’utilisation des soldats comme main d’œuvre quasi gratuite lors d’événements comme des courses de ski et des compétitions de luge est un problème récurrent contre lequel le GSsA se bat.

Le service civil

La pression politique exercée par le GSsA a largement contribué à l’instauration du service civil comme alternative aux peines de prisons pour refus de servir.

Nous continuons à nous investir pour que les différences de traitements entre le service civil et le service militaire se réduisent. Nous nous battons contre la multiplication des jours de service lors d’un passage de l’armée au service civil. Nous combattons également les textes de loi prévoyant diverses mesures pour promouvoir une armée qui manque désormais de soldats et dégrader les conditions d’accomplissement du service civil qui sont régulièrement à l’ordre du jour du parlement. En 2018, nous rediscuterons d’un certain nombre de mesures prévoyant de rendre l’armée plus attractive…

Enfin, nous nous battons pour que le service civil soit également accessible aux femmes et aux étrangers-ères.

Quitter l’armée

Si tu es une recrue ou un soldat, tu trouveras des documents informatifs pour quitter le service militaire obligatoire ici.

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