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Appel du GSsA au soldats: les armes à l’arsenal !

Les armes à feu sont l’un des plus grands risques pour la sécurité en Suisse. Une tradition absurde de notre politique de sécurité veut que les soldats gardent leur arme à la maison: pourtant, cette précaution ne fait que détériorer les conditions de sécurité de notre pays au lieu de nous protéger.

Les armes de service n’ont rien à faire dans notre cave ou dans l’armoire de notre chambre à coucher. L’armée a toujours refusé jusqu’à présent de rompre avec cette tradition dépassée et dangereuse. C’est révoltant. Pour influencer l’opinion publique, le GSsA projette une action commune de livraison d’armes avec des soldats actifs comme anciens. Souhaites-tu participer à cette action ? Alors annonce-toi au GSsA ! (voir ci-dessous pour les contacts)Les armes présentent un risque d’insécurité: des études comparatives internationales montrent que dans les pays où la législation sur les armes est lâche et la disponibilité de ces dernières élevée, la part des meurtres et des suicides par armes à feu est d’autant plus importante. Pour rendre la Suisse plus sûre, il faut restreindre l’accès aux armes.

L’arme de service représente l’un des plus gros risques en Suisse. Sur les plus de 2,3 millions d’armes à feu se trouvant actuellement dans les ménages suisses, une grande majorité est constituée d’armes militaires: 252’000 appartiennent à des soldats actifs, 1’448’000 à d’anciens soldats.

A ce jour, le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) se refuse fermement à contribuer à une Suisse plus sûre en rompant avec la tradition d’obliger les soldats à garder leur arme à la maison – tradition insensée du point de vue de la politique de sécurité.

Grâce à l’Initiative populaire „Pour la protection contre la violence des armes“ , qui est portée de façon décisive par le GSsA, la Suisse sera plus en sécurité: l’initiative demande que les armes militaires soient remises à l’arsenal. De plus, la Suisse devra enfin se doter d’un registre central des armes et interdire les armes particulièrement dangereuses telles que les fusils à pompe. D’ores et déjà plus de 56’000 signatures ont été récoltées, et le GSsA continuera à s’engager en faveur d’un aboutissement rapide de l’initiative.

Le canton de Genève a montré que l’on peut agir dès maintenant. Contre la volonté du chef du DDPS Samuel Schmid, le canton de Genève donne à ses citoyens la possibilité de remettre leur arme de service en lieu sûr, gratuitement. Ce premier pas vers un comportement plus raisonnable par rapport à l’arme de service doit aussi être suivi par d’autres cantons. A cet effet, il faut exercer une pression publique – la pression exercée par chaque individu: plus il y aura de soldats déterminés à rendre leur arme, plus rapidement nous atteindrons le but! De plus, en rendant son arme, chaque soldat accroît la sécurité dans son propre entourage, et aussi la sienne.

Le GSsA prépare des actions de remise d’armes, en concertation avec des soldats actifs et anciens. C’est pourquoi nous appelons tous les soldats, actifs ou anciens, qui ne veulent plus garder leur arme militaire chez eux, à s’annoncer au GSsA.