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9 NOVEMBRE 1932 : PLUS JAMAIS ÇA!

Retrouvez, ci-dessous, le discours prononcé par notre secrétaire romande lors de cette commémoration.

Chers camarades,

Quatre-vingt-un ans!

Quatre-vingt-un ans déjà et pourtant, force est de constater qu’il y a des choses qui ne changent pas. Le fascisme et la haine de l’Autre prennent, certes, des formes plus insidieuses et politiquement correctes, mais ils continuent à façonner notre quotidien en attisant le désespoir et la colère des travailleurs et des travailleuses. Cette « force » autoproclamée « nouvelle », partout où elle passe, nous monte les uns contre les autres. En lieu en place de chercher à construire une société dans laquelle tout un chacun s’épanouirait, elle contribue à mettre en place une société où la stigmatisation et la criminalisation des minorités sont la réponse à tout.

C’est le fameux ennemi de l’intérieur !

Celui contre lequel il faut, tant bien que mal, se prémunir. Celui qui menace la stabilité de la nation, son unité ! Celui qui ose remettre en question l’ordre établi au nom de la justice sociale ! Celui qui a pour seul et légitime nom, citoyen. Lui, contre lequel l’armée semble être, pour certains, l’ultime rempart !

La politique actuelle menée par Monsieur Maurer, chef du département fédéral de la défense, en est un parfait exemple : hausse du budget militaire, achat de nouveaux avions de combat, exacerbation du rôle identitaire de l’armée et j’en passe ! Tout cela laisse à entrevoir que la seule politique que mène M. Maurer est celle de la surenchère de la peur ! Car laisser croire à la population suisse que l’armée représente le dernier recours dans le maintien de l’ordre civil, c’est laissé la porte ouverte à des tragédies comme celle que nous commémorons aujourd’hui.

Voilà pourquoi, j’affirme que la meilleure garantie démocratique qui soit, ce n’est pas l’armée, même de milice ! La meilleure garantie démocratique qui soit, c’est l’information et la mobilisation constante des citoyennes et des citoyens ! La meilleure garantie démocratique qui soit, c’est la mémoire, ce devoir que, si souvent, on oublie !

Alors, ce soir, souvenons-nous ! Souvenons-nous qu’ici sont mortes treize personnes qui défendaient des valeurs et des idéaux, plus que jamais d’actualité ! Rendons-leur hommage, non seulement, par ce rassemblement, mais aussi par les urnes en empêchant la droite populiste et fasciste de s’imposer à Genève et partout ailleurs en Suisse !

Hasta la victoria, compañeros y compañeras ! Hasta la victoria, siempre !