Appel du GSsA au soldats : les armes à l’arsenal !

Participez à notre action de remise de l’arme de service
dimanche 10 février 2008
par Secrétariat GSsA
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Les armes à feu sont l’un des plus grands risques pour la sécurité en Suisse. Une tradition absurde de notre politique de sécurité veut que les soldats gardent leur arme à la maison : pourtant, cette précaution ne fait que détériorer les conditions de sécurité de notre pays au lieu de nous protéger. Les armes de service n’ont rien à faire dans notre cave ou dans l’armoire de notre chambre à coucher. L’armée a toujours refusé jusqu’à présent de rompre avec cette tradition dépassée et dangereuse. C’est révoltant. Pour influencer l’opinion publique, le GSsA projette une action commune de livraison d’armes avec des soldats actifs comme anciens. Souhaites-tu participer à cette action ? Alors annonce-toi au GSsA ! (voir ci-dessous pour les contacts)

Les armes présentent un risque d’insécurité : des études comparatives internationales montrent que dans les pays où la législation sur les armes est lâche et la disponibilité de ces dernières élevée, la part des meurtres et des suicides par armes à feu est d’autant plus importante. Pour rendre la Suisse plus sûre, il faut restreindre l’accès aux armes.

L’arme de service représente l’un des plus gros risques en Suisse. Sur les plus de 2,3 millions d’armes à feu se trouvant actuellement dans les ménages suisses, une grande majorité est constituée d’armes militaires : 252’000 appartiennent à des soldats actifs, 1’448’000 à d’anciens soldats.

A ce jour, le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) se refuse fermement à contribuer à une Suisse plus sûre en rompant avec la tradition d’obliger les soldats à garder leur arme à la maison – tradition insensée du point de vue de la politique de sécurité.

Grâce à l’Initiative populaire „Pour la protection contre la violence des armes“, qui est portée de façon décisive par le GSsA, la Suisse sera plus en sécurité : l’initiative demande que les armes militaires soient remises à l’arsenal. De plus, la Suisse devra enfin se doter d’un registre central des armes et interdire les armes particulièrement dangereuses telles que les fusils à pompe. D’ores et déjà plus de 56’000 signatures ont été récoltées, et le GSsA continuera à s’engager en faveur d’un aboutissement rapide de l’initiative.

Le canton de Genève a montré que l’on peut agir dès maintenant. Contre la volonté du chef du DDPS Samuel Schmid, le canton de Genève donne à ses citoyens la possibilité de remettre leur arme de service en lieu sûr, gratuitement. Ce premier pas vers un comportement plus raisonnable par rapport à l’arme de service doit aussi être suivi par d’autres cantons. A cet effet, il faut exercer une pression publique – la pression exercée par chaque individu : plus il y aura de soldats déterminés à rendre leur arme, plus rapidement nous atteindrons le but ! De plus, en rendant son arme, chaque soldat accroît la sécurité dans son propre entourage, et aussi la sienne.

Le GSsA prépare des actions de remise d’armes, en concertation avec des soldats actifs et anciens. C’est pourquoi nous appelons tous les soldats, actifs ou anciens, qui ne veulent plus garder leur arme militaire chez eux, à s’annoncer au GSsA. Comment et où dois-je m’annoncer pour participer à l’action „Remise des armes“ ?

Courriel : gssa@gssa.ch et waffenabgabe@gsoa.ch

Site Internet suisse allemand : www.gsoa.ch/waffenabgabe Téléphone : GSsA Genève 022 320 46 76 ; GSoA Zürich 044 273 01 00 ; GSoA Bern 031 301 82 09


Commentaires

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mercredi 26 novembre 2008 à 20h39, par  webmaster

Jouer sur l’émotionnel peut arriver à faire prendre conscience de l’absurdité du problème : si une seule personne peut débloquer avec une arme à feu, on doit empêcher qu’un drame se reproduise... Dans la belle Suisse sécuritaire, de nombreux cas (internement des délinquants dangereux à vie, peut-être imprescriptibilité des crimes sexuels, ou d’autres cas) on n’hésite pas parfois à violer les règles les plus élémentaires du droit international. Nous nous servons de l’actualité aussi bien que nos adversaires, qui se sont servis de la guerre en Yougoslavie pour imposer les F/A-18 et qui ont profité du 11 septembre et de l’Afghanistan pour montrer qu’on ne peut se passer d’une armée.

La méfiance face au pouvoir peut faire naître des régimes très dangereux ou pousse certains libertariens américains à faire leur propre Etat dans l’Etat emmurés derrière leurs barbelés dans leurs propriétés gardés jusqu’aux dents. Je suis pour plus d’Etat pour réguler l’économie et assurer une meilleure répartition des richesses, pas pour que l’Etat restreigne les libertés de croyance et autres... mais selon moi l’exploitation de la nature et de la majorité des êtres humains ne fait pas partie des libertés à défendre.

Je ne suis de loin pas couchepinien, mais je comprends qu’il dise simplement que le peuple a des instruments démocratiques pour s’opposer au pouvoir et qu’il s’en sert (initiatives et référendums). Même si Couchepin a une tendance légèrement autoritaire, un narcicisme exacerbé et une conception un peu jacobine du pouvoir, je ne crois pas qu’il considère le peuple comme son ennemi.

Pour défendre mes libertés, je descend simplement dans la rue. A long terme, c’est bien plus efficace qu’un fusil, qui au contraire peut servir d’instrument de contrainte d’une minorité.

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mardi 25 novembre 2008 à 10h49, par  Stephan

Certes, je suis tout aussi touché par cette sale histoire que n’importe qui d’entre nous.

Cependant, je ne suis pas certain que cela serve le débat de manière intelligente et constructive que d’instrumentaliser ce drame, de le mettre en épingle, de généraliser et de jouer sur l’émotionnel.

Le but de mon premier message est simplement de comprendre les enjeux. Et de me faire une opinion de la question. Je n’ai nulle envie de convaincre qui que ce soit de mon opinion parce que je n’en ai pas, je me pose simplement des questions. Aussi je m’attend à des réponses qui expliquent et non qui provoquent.

Mon avis aujourd’hui est que l’état est le premier ennemi du peuple souverain. Techniquement, nous ne sommes pas en démocratie, mais dans une polycratie manipulée par des lobbys puissants. Et le fait que nous ayons notre fusil à la maison est que justement nos pères fondateurs étaient très méfiant à l’égard du pouvoir.

Un jour j’ai posé la question : Quelle est la différence entre une dictature et la démocratie. On me répondit que c’est très simple : La dictature c’est "Ta gueule !" et la démocratie c’est "Cause toujours !. Et je me suis souvenu de ce journaliste étranger surpris par le système politique suisse qui demandais à Couchepin : Mais si au sein du gouvernement suisse, il y a une formule magique de répartition du pouvoir entre les partis afin qu’il y ai concordance, qui est l’opposition ? Couchepin de répondre spontanément : Mais c’est le peuple ! C’est bien ce que je pensais, belle mentalité, comment voulez vous que nos élus nous représentent s’il nous considèrent comme leurs ennemis !

Je ne discute pas tant de la question armée ou pas. Cependant, la question du fusil à la maison ou pas renvoie directement à la question de défense de nos libertés individuelles contre un putsch ou même contre notre propre état.

Je me pose la question : Existe-t-il une meilleure solution que le fusil à la maison pour garantir nos libertés individuelles ?

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mercredi 12 novembre 2008 à 12h57, par  stephane

tu peux aller poser la question à la mère de l’apprentie qui s’est fait descendre par une recrue qui rentrait de l’armée. protection du peuple ou autodestruction ?

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jeudi 30 octobre 2008 à 21h14, par  webmaster

Une partie de la population est attachée à l’armée de milice, mais est-ce la majorité ? Pas si sûr. En période de crise économique et face aux difficultés professionnelles, avec en outre l’individualisme que nous pouvons aussi déplorer, une armée de milice emporterait sans doute les suffrages des citoyens. Nous ne lancerons pas d’initiative à ce propos car nous préférons une politique active de prévention et de résolution des conflits. Une armée, sur n’importe quel mode, n’apporte aucune sécurité face aux défis actuels, qui sont avant tout d’ordre économique ; et face au terrorisme, l’armée est aussi efficace qu’un canon face à une mouche.

La construction de la Suisse est certes bâtie sur des guerres, mais nous refusons d’accepter que cette situation perdure ; les conflits naissent des inégalités économiques, et surtout de la cupidité de quelques-uns qui veulent assoir leur pouvoir et accroitre leurs richesses. Les conflits éclatent parce que certains vendent des armes et que des armées les achètent ; l’industrie guerrière a intérêt à ce que des conflits éclatent. Tout ceci fait que les conflits ne sont pas inéluctables.

D’après les études historiques sérieuses - pas seulement celles des historien-ne-s gauchisants - l’armée n’a pas été le facteur déterminant à la préservation de la paix ; les puissances en guerre avaient intérêt à avoir un pays neutre pour abriter leurs transactions financières.

Quant à l’argument des traditions, une société est sans cesse en train d’évoluer, et qui voudrait encore d’une tradition écartant les femmes du droit de vote, les châtiments corporels à l’école, la corrida ou autres ? L’arme à la maison est une tradition, mais aujourd’hui ce n’est plus souhaitable, ni possible. Les citoyens vivent dans des villes, dans des appartements, où leur arme ne peut être gardée en sécurité.

Loin de nous la volonté de vouloir stigmatiser les soldats, dont l’immense majorité utilise et stocke son arme correctement... Mais aujourd’hui, dans de nombreux domaines, on diminue les risques et l’arme à domicile en est un ; il est donc légitime de se poser la question si les inconvénients posés par le maintien de cette tradition sont plus forts que les avantages. Pour nous la réponse est OUI, et les armes doivent être stockées dans des arsenaux sûrs et seront confiées aux soldats tant que dure leur service, bien entendu à l’exception des congés. Si une guerre devait arriver, ce dont je doute, soit les soldats seront déjà mobilisés et auront le temps de s’armer dans les casernes et arsenaux, soit l’attaque sera d’un type - chimique, atomique, terrorisme, bombardement massif - contre lequel le pauvre fusil ne sert à rien.

Je ne rentrerai pas dans les considérations sur les chiffres. Néanmoins, une seule mort par arme à feu est une mort de trop (cf. Corinne Rey Bellet ou la fille tuée à Zurich).

Enfin la société est telle que nous la faisons. Le régime politique et économique dans lequel nous vivons et qui a été accepté par les citoyen-ne-s, prône l’individuel par rapport au collectif. Les gens sont de plus en plus fragilisés. Nous pouvons tous ensembles améliorer la situation par une solidarité et une participation de toutes et tous pour améliorer la vie de chacun-e. Et ceci réduira en effet les causes de conflits.

Voilà quelques pistes de réponses, le débat est ouvert.

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mardi 21 octobre 2008 à 18h43, par  Stephan

Je suis un humble citoyen suisse et je me questionne.

Dans notre démocratie, le peuple suisse est attaché à son armée de milice. Pour deux raisons principales.

La première est historique car ce sont bien les bras noueux des armées de nos cantons primitifs qui ont permis la création de la Suisse. Durant la deuxième guerre l’armée à garanti la neutralité de la Suisse et notre paix.

La deuxième et à mon avis la plus importante, est que notre armée n’est pas une armée de professionnels mais de milicien où c’est le citoyen souverain qui est garant de la sécurité du peuple et de notre liberté démocratique. C’est une des valeurs fondamentales de la Suisse de sorte qu’avec nos fusils à la maison, il est impossible qu’un putsch militaire puisse se produire.

Au moment où nous assistons aux USA, à un Bush qui s’érige peu à peu comme dictateur, n’est-il pas plus sage de garantir notre liberté en gardant une armée de milice avec son fusil à la maison.

Certes, nous devons admettre que des accidents graves se produisent avec le fusil à la maison. Cependant, même si je n’en connais pas les statistique, cela ne me semble pas la première cause de mortalité par accident en suisse, j’ai le sentiment que ce n’est pas la faute du fusil, mais de notre société qui est devenu inhumaine sur bien des points : individualisme, matérialiste, concurrence, profits, court terme, etc...

Qu’en pensez-vous ?

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jeudi 18 septembre 2008 à 17h25, par  ToM

"Chaque jour en Suisse, une personne se tue avec une arme à feu. Et dans un cas sur deux, il s’agit d’une arme militaire." (source : swissinfo, août 2006). C’est une raison largement suffisante pour interdire définitivement la garde à domicile de l’arme, non ? Et le jour où on sera dans la m... je doute que ce soit notre petite armée de milice qui nous en sorte.

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mercredi 27 août 2008 à 20h59, par  Suisse Forte et Indépendante !

Mais s’il vous plaît, arrêter vos "conneries" le jour ou on sera dans la ... vous vous sentirez tous bizarres...

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