Le GSsA espionné !
Mandatée par le lobby des fabricants d’armes, Farner RP a essayé d’infiltrer le GSsA. Montrez aux industries de l’armement que de telles méthodes sont contreproductives : adhérez au groupe de Facebook contre les exportations de matériel de guerre et soutenez la campagne !
Comme le relate la Wochenzeitung (WoZ) du 20 août 2009, l’agence de communication et relations publiques (RP) Farner a effectué une action de mouchardage auprès du GSsA. L’agence Farner mène la campagne contre l’initiative pour interdire les exportations de matériel de guerre pour le compte du lobby des fabricants d’armes. En présentant de fausses allégations, au mois de juin de cette année une collaboratrice de cette agence avait participé à un week-end de préparation du GSsA pour la campagne de votation du 29 novembre. L’agence Farner, connue pour son positionnement politique à droite a de bons ancrages dans l’UDC et le PLR.
Des questions douteuses
Des questions douteuses sur le budget et le nombre de membres du GSsA avaient rapidement attiré l’attention de quelques participants sur C.S.* les recherches effectuées par la WoZ ont confirmé les soupçons : C.S. travaille pour l’agence Farner.
Le lobby de l’armement doit respecter les règles démocratiques
Le GSsA appelle les industries de l’armement à résilier leur collaboration avec l’agence Farner. Si nous sommes conscients que les industries de l’armement ne sont pas intéressées à débattre de manière factuelle, nous attendons au moins le respect des règles minimales du jeu démocratique. Nous demandons de plus que le classeur contenant la documentation de campagne reçu par l’agente, nous soit restitué !
Ce n’est pas un cas isolé
Après l’infiltration d’Attac par d’une agente de Securitas, mandatée par Nestlé, ce mouchardage sur mandat du lobby de l’armement montre que l’infiltration auprès d’organisations politiques est devenue une pratique courante des acteurs économiques privés.
Les mouvements sociaux et politiques démocratiques doivent fonctionner de manière ouverte envers les participants à leurs activités. Le mouchardage n’occasionne pas seulement des dommages directs, avec le détournement d’informations au profit des adversaires politiques, cela porte atteinte à l’activité citoyenne en empêchant de s’organiser librement dans des structures ouvertes avec des volontaires. * Nous renonçons à publier le nom, les attaques personnelles ne sont pas du goût du GSsA. Si d’autres organisations craignent avoir aussi été infiltrées par l’agence Farner, nous sommes volontiers à disposition pour des vérifications.
Annexe : avec ces mensonges Farner RP cherche à se tirer d’affaire
L’agence de RP Farner cherche à minimiser en affirmant :
1. C.S. aurait agi de sa propre initiative, pas sur mandat de Farner RP 2. C.S. aurait menti uniquement parce que son employeur Farner RP aurait été diabolisé au cours du week-end et qu’elle aurait eu peur de dire la verité. 3. C.S. considérait que le week-end était ouvert au public
Le GSsA maintient les constatations suivantes :
1. L’ami de C.S. a d’abord affirmé auprès du journaliste de la WoZ que C.S. regrette toute cette affaire, qu’elle avait été poussé à agir de la sorte par Farner. Plus tard il s’est rétracté et a affirmé qu’elle avait agi de son propre chef. Il n’y a pas de raison pour croire que la première affirmation était mensongère. Pour la deuxième, oui : l’ami ne voulait pas compromettre les opportunités de carrière chez Farner et dans le grand réseau auquel cette entreprise est reliée. Pour ne citer qu’un nom, Martin Baltisser, le nouveau secrétaire général de l’UDC a travaillé chez Farner. Il paraît que Farner a de bons contacts aussi dans l’administration, en particulier dans le DDPS.
2. Déjà au cours du repas de midi de samedi, encore avant le début de la partie thématique du week-end, C.S. affirmait auprès d’un militant du GSsA qu’elle effectuait des études en sciences politiques à l’Université de Berne et qu’elle participait au week-end parce qu’elle voulait connaître comment fonctionne une organisation politique comme le GSsA. Elle mentait, car en ce moment-là elle avait déjà terminé ses études. C.S. diffusait donc des fausses affirmations avant même que soit abordée la campagne des opposants à l’initiative. De plus, C.S. a passé la nuit de samedi à dimanche chez elle. Pourquoi être revenue le dimanche si elle avait des craintes ?
3. L’invitation au week-end qui figurait aussi sur le site interne du GSsA s’adressait clairement aux militant-e-s du GSsA : "L’initiative du GSsA pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre pourrait être mise en votation déjà cet automne. Les industries de l’armement vont mettre des millions dans la campagne. Puisque le GSsA ne dispose que de moyens financiers très limités, nous dépendons avant-tout de l’engagement personnel de nos militant-e-s. Le week-end "Fitamin" du GSsA est le lieu idéal pour se motiver et se préparer pour la campagne de votation." Cela ne ressemble pas vraiment à une invitation pour collaborateurs du lobby de l’armement. Il est clair que l’invitation concernait tous ceux et celles qui veulent s’engager dans la campagne de votation contre les exportations de matériel de guerre. Cela n’était visiblement pas le cas de C.S.
Le GSsA confie dans la capacité de discernement de l’opinion publique et en particulier des journalistes. Nous sommes conscients que l’agence RP Farner dispose de moyens de pression importants auprès des éditeurs des médias en raison du volume d’annonces considérable qu’elle contrôle. Nous vous prions de nous communiquer d’éventuelles tentatives de pressions. Nous demandons aux collaborateurs de Farner RP et d’éventuelles personnes informées dans l’entourage de C.S. d’amener la vérité. Nous garantissons le protection des sources.
Les mensonges ont les jambes courtes. Celui qui court avec, va trébucher !

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