Le monde n'est pas une marchandise
La guerre n'est pas une solution

Contre l'OMC et un "libre" échange créateur d'inégalités
Contre la guerre pour l'imposer et diviser le monde

Appel du GSsA pour la manifestation
samedi 10 novembre 14 h - Place Neuve, Genève

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La guerre et l'OMC: deux faces du même système ravageur

Depuis le 7 octobre, un déluge de feu s'abat sur l'Afghanistan. Une des populations les plus démunies de la planète, déjà meurtrie par 23 ans de guerre, par les exactions des différents régimes, dernier en date celui des talibans, vit dans la terreur des bombes larguées par la plus puissante armée du monde.

Censée abattre le terrorisme, cette démonstration de force brute n'a pratiquement rien à voir avec la lutte au terrorisme. D'une part il s'agit de rétablir l'image d'invincibilité de la superpuissance. De l'autre, sous prétexte de la "lutte au terrorisme", les Etats-Unis et leurs alliés veulent poursuivre leurs intérêts géostratégiques, notamment pétroliers (les énormes gisements de gaz et de pétrole du Caucase et du Moyen-Orient). L'occupation militaire durable pour contrôler des régions qui revêtent une importance vitale pour les intérêts économiques des principales puissances est désormais une stratégie établie (Emirats du Golfe, Balkans).

La "main invisible" du libre marché a besoin du "gant de fer" des interventions militaires.

Cet interventionnisme militaire n'a aucune vocation humanitaire. La violence structurelle du système économique dominant, la main invisible du libre marché qui appauvrit les 4/5 de la planète, a besoin du gant de fer du militarisme pour se maintenir.

Les pays riches imposent par le biais de l'OMC des normes qui transforment ce monde en une marchandise et leur permettent de s'approprier de manière totalement inégale et injuste les fruits du travail et les richesses au niveau mondial. Génératrice de misère, d'humiliation et de désespoir, cette appropriation par le " marché " des biens essentiels -l'eau, par exemple- provoque des situations d'instabilité et de conflit.

Le recours à la force, à la guerre, est censé imposer une "stabilité" à ce monde ravagé par ce système économique dévastateur. La "stabilité" est nécessaire pour garantir les profits aux investissements du capital financier et elle est indispensable pour assurer l'approvisionnement de matières premières essentielles, comme le pétrole. Même en Suisse, le "plan directeur de l'Armée XXI" considère "les perturbations dans l'approvisionnement de certains biens importants", parmi les menaces auxquelles l'armée doit contribuer à répondre.

Les réponses militaires aux migrations sont inacceptables

Les effets dévastateurs des politiques néolibérales poussent des populations entières à la fuite. Au lieu de s'attaquer aux causes du problème, c'est par la militarisation des frontières maritimes et terrestres et par l'occupation militaire de pays pauvres que les pays riches veulent empêcher les réfugié-e-s de la misère et de la terreur de "déstabiliser" leurs sociétés.

Le contrôle et la répression militaires pour restreindre les flux migratoires en provenance des pays pauvres en fonction des seuls besoins des économies des pays riches est encore renforcée sous prétexte de la guerre au terrorisme. Le droit à la liberté de mouvement ne doit pas dépendre de la couleur du passeport. Nous refusons de vivre dans un monde partagé entre forteresses des riches et zones de combat ou occupation militaires !

L'OMC continue de protéger les marchands de mort

Les puissants entendent garder la haute main sur les moyens de contrôle et de répression militaires qui leur sont nécessaires pour maintenir leur "ordre" profondément injuste. L'on comprend dès lors aussi pourquoi tout ce qui a trait à la "défense nationale" - production et vente d'armes, entretien des armées- échappe totalement aux règles du libre marché imposées par l'OMC.

La spirale guerrière enclenchée suite aux attentats du 11 septembre permettra une explosion des dépenses militaires. Que ce soit parmi ses alliés européens ou parmi les pays asiatiques associés à sa cause, le gouvernement des Etats Unis favorise aussi ses marchands d'armements, ces mêmes pays étant amenés à intensifier leurs dépenses d'armement afin de s'aligner sur les standards militaires américains.

Un "choix de civilisation" que nous refusons

L'état de guerre continu et global, la "mission de civilisation" contre les "forces du mal", sont utilisés par les gouver-nements étasuniens et européens pour réduire au silence toute critique et limiter gravement les libertés et droits démocratiques.

Mais l'état de guerre devient aussi le paravent utile pour imposer aux gouvernements du Tiers-Monde l'acceptation des décisions de l'OMC. Sommés de choisir entre "civilisation" et terrorisme, ces derniers sont acculés à accepter les décisions de l'OMC en matière de libéralisation des échanges, de marchandisation des prestations publiques. Comme si la privatisation de l'éducation et de la santé étaient un instrument pour faire face au terrorisme!

C'est pourquoi le Groupe pour une Suisse sans armée vous invite toutes et tous à manifester contre l'OMC et la guerre, samedi 10 novembre à Genève pour exiger:


Vendredi 9 novembre: Hier comme aujourd'hui, contre l'exploitation et la guerre

Rassemblement à la pierre de Plainpalais
Meeting - débat à la maison des associations

9 novembre 1932…

Dans un contexte mondial marqué par la montée du fascisme, le 9 nov. 1932, le gouvernement genevois fait appel à l'armée pour contrer une manifestation antifasciste. L'armée tire dans la foule faisant 13 morts et 65 blessés. Les victimes sont ouvriers, militants communistes et socialistes, simples passants, tous désarmés.

...9 novembre 2001

Hier comme aujourd'hui,
contre l'exploitation et la guerre

vendredi 9 novembre de 17h30 à 20h,
à côté de la pierre, Plaine de Plainpalais, Genève
témoignages publics

pour saluer la mémoire de celles et ceux qui se sont engagés avant nous pour la démocratie et la liberté et pour manifester notre volonté à créer un monde plus tolérant et plus généreux

Comité du 9 novembre : Communauté genevoise d'action syndicale; Parti du travail; Parti écologiste genevois; Parti socialiste genevois; solidaritéS; AVIVO; Collectif 14 juin; Groupe pour une Suisse sans armée; Université populaire albanaise; Association de soutien aux combattants des Brigades internationales; Association Maison populaire de Genève; Centre culturel Mésopotamie; Centre kurdes des droits de l'homme; Comités amérique centrale; Comité suisse de l'Appel de Bangkok; Memoria Viva; ¿Donde Están?; Jardin des disparus; Operación Condor


Non à la guerre économique, sociale et militaire

vendredi 9 novembre à 20h30,
à la maison des associations, 15 rue des Savoises, Genève

Meeting - débat
Guerre et OMC: un autre monde est nécessaire

avec:

Organisation: GSsA

Depuis le 7 octobre les Etats-Unis d'Amérique, la première puissance mondiale, mène une guerre contre l'un des pays les plus pauvres du monde. Cette démonstration de force brute n'a pratiquement rien à voir avec la lutte au terrorisme. D'une part il s'agit de rétablir une image d'invincibilité de la superpuissance. De l'autre, sous prétexte de la "lutte au terrorisme", les forces du "bien" (pour l'essentiel les Etats-Unis et leurs alliés) veulent poursuivre leurs intérêts géopolitiques partout dans le monde même avec des moyens militaires.

Le lien entre la violence du système économique dominant et la violence guerrière et sécuritaire que les tenants de ce système déploient au niveau politique, pour maintenir leur domination ravageuse, injuste et inégalitaire à l'échelle globale et locale, nous paraît évident.

Que ce soient les paysans du Nord ou du Sud privés de leur mode de production, les travailleurs licenciés, les réfugiés jetés à la mer ou rejetés hors de nos frontières ou encore les personnes différentes (à travers leur couleur de peau, leur sexe, leur culture, leur opinion politique…) qui subissent le racisme, le sexisme ou la privation des libertés politiques, on voit que la vague de violence réactionnaire s'abat sur tou-te-s. Ne laissons faire les réactionnaires de tout bord, qu'ils s'appellent Bush, Blair, Bin Laden ou Blocher. Les gouvernements occidentaux pourront poursuivre cette guerre uniquement du temps qu'ils peuvent compter sur le soutien d'une majorité de leurs citoyen-ne-s. C'est pour cela que nous poursuivons les mobilisations contre la guerre.