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Communiqués

Emballage trompeur: les blindés suisses iront tout de même en Irak! Initiative populaire pour l’interdiction d’exportation d’armes.

Auteur(s): GSsA


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Date: 13/03/2006

Selon le communiqué du Conseil fédéral du 10 mars 2006, le matériel de guerre obsolète de l’armée suisse sera à l’avenir renvoyé dans le pays d’origine “sans restriction (concernant notamment sa réutilisation ou sa réexportation à des pays tiers)”. De cette manière, des affaires d’armement contestées, récemment mises en veilleuse, peuvent dorénavant être menées à bonne fin par la porte de derrière. Encore en octobre 2005, le projet de livraison de véhicules blindés M113 à l’Irak via les Emirats Arabes Unis fut abandonné sous la pression de l’opinion publique – dorénavant il y a de fortes chances que les blindés aboutiront quand même en Irak, via les Etats-Unis. Comme l’a rapporté la WoZ du 9 mars 2006, la réédition d’une deuxième affaire d’armement - délicate en termes de politique de paix – se profile à l’horizon: des chars de type Léopard 2 pourraient être exportés au Chili (ou en Turquie) via l’Allemagne.

A la lecture du rapport du groupe de travail interdépartemental publié le 10.03, il apparait une fois de plus clairement qu’en matière de politique d’exportation d’armes, le gouvernement ne s’embarrasse pas de considérations de politique de paix. Comme d’habitude, on livrera du matériel de guerre obsolète à des pays qui passent outre au droit international au nom de la prétendue “guerre contre la terreur”, afin de satisfaire leurs intérêts géopolitiques.

La Coordination (comité) du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) proposera à l’Assemblée Générale du GSsA du 30 avril 2006, de lancer une Initiative pour l’interdiction d’exportation de matériel de guerre. En ce moment même, d’intenses discussions ont lieu pour mettre sur pied une coalition avec d’autres organisations pacifistes, oeuvres d’assistance et partis politiques; un projet de texte de l’initiative est en chantier.

Suite des informations

Le gouvernement suisse a par le passé autorisé des exportations d’armes hautement contestables, et des entreprises suisses de matériel de guerre ont tiré profit de trafics irresponsables. Grâce à l’Initiative prévue, un certain nombre de situations insoutenables seront évitées, en particulier:

Les scandales qui ont éclaté depuis l’été dernier ont montré que la réglementation actuelle est trop lâche. Au sein du gouvernement suisse, dans lequel un ancien industriel de l’armement est représenté par Christophe Blocher (technique de mise à feu de l’entreprise Patvag), il manque la volonté politique de respecter les dispositions légales. Par leur Initiative pour l’interdiction d’exportation d’armes, le GSsA et d’autres forces vouées à une politique de paix proposent une législation qui ne soit plus sujette à interprétations.

Il est moralement répréhensible que des entreprises d’armement suisses tirent profit de conflits armés et de guerres. Si la Suisse exporte des armes, elle doit s’attendre à ce que ces dernières soient utilisées. Pourtant, les armes ne procurent pas la sécurité, mais engendrent l’insécurité. Les armes sont la condition essentielle des conflits armés et des guerres. Quiconque s’engage pour un monde plus pacifique doit veiller à ce que moins d’armes soient disponibles partout dans le monde. La Suisse, par l’interdiction d’exporter des armes, pourrait contribuer à un monde plus sûr. En outre, l’interdiction d’exportation d’armes constituerait pour la Suisse un fort signal de reconnaissance internationale.

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