Auteur(s): GSsA
Date: 17/03/2004
Le postulat refusé ce matin demandait au Conseil fédéral de considérer une suspension de la collaboration militaire aussi longtemps que l’Israël ne se montrerait pas prêt à respecter les Conventions de Genève. La Suisse officielle reconnaît elle-même que les droits humains et les conventions de Genève sont gravement violés dans le Territoires palestiniens occupés par l’Israël. Dans un rapport interne du DFAE, rendu public par le Sonntagsblick du 17 août 2003 on peut lire : «Dans les territoires occupés se produisent souvent des graves violations des droits humains et du droit humanitaire international». Il est décevant de constater que pour une majorité du Parlement la collaboration militaire avec Israël et les intérêts financiers relatifs à la vente d’armements produits avec les industries militaires israéliennes passent bien devant la volonté de faire respecter et appliquer le droit international humanitaire. Ce vote décrédibilise gravement non seulement un engagement non partisan de la Suisse en faveur de la paix dans le conflit au Proche Orient, mais aussi sa politique en faveur du droit international en général, et pour l’application des Conventions de Genève en particulier. Les organisations pacifistes et de solidarité ainsi que les œuvres d’entraide engagées en Palestine et en Israël, vont poursuivre leur travail, continuer à sensibiliser le public pour aboutir à un changement de la politique contradictoire des autorités suisses. La manifestation nationale «Liberté et autodétermination pour l’Irak et la Palestine – Troupes d’occupation dehors!» qui se tiendra à Berne le 20 mars constitue la première occasion pour exiger que la Suisse cesse sa collaboration militaire et sa complicité politique avec les fauteurs de la «guerre globale et permanente contre le terrorisme». Groupe pour une Suisse sans armée